Mercredi 14 février 2007

Dites-le avec des fleurs….équitables

 

Ah, l’amour. En ce jour de Cupidon, on est tous fébrile, surexcité, angoissé même, en attente du Cadeau spécial, romantique, original ou de grande valeur….Personnellement, je ne partage pas l’enthousiasme de plusieurs personnes pour la St-Valentin , des roses rouges, des boîtes de chocolat fabriquées en série, des petits cœurs partout, tout le monde au resto le même soir….bof…Je préfère plutôt un petit mot doux sur mon oreiller à mon réveil, une déclaration d’amour sincère et sans artifices, une petite attention. Mais, comme un vieil ami disait, et il n’est pas le seul, « avec les femmes, les fleurs ça marche toujours ». Effectivement, plusieurs hommes vont choisir les fleurs pour faire plaisir à leur dulcinée en cette journée spéciale. Et j’imagine déjà les milliers de sourires, les visages illuminés lorsque ces femmes recevront leurs bouquets de fleurs des mains de leurs chéris. Justement, sans vouloir jouer les rabat-joies, ces fleurs, bien qu’elles procurent un plaisir immense à celles qui les reçoivent, en plus de faire mal aux portefeuilles de nos hommes, font aussi très mal à l’environnement et à l’équité sociale. Pour emprunter les mots de mon prof de chimie, mais que diable ai-je encore à reprocher à ces belles et innocentes fleurs ?

 

Lorsqu’on habite dans un pays où il fait froid pendant 6 mois, quand on reçoit des fleurs en plein milieu de février, probablement au milieu d’une tempête de neige, on ne se pose pas forcément la question pour savoir d’où viennent ces fleurs, comment elles ont été produites…Généralement, les fleurs qu’on trouve en Amérique du nord (peut-être aussi en Europe de l’ouest), proviennent des pays du « Sud », comme l’Équateur, la Colombie où souvent, les travailleuses (parce que ce sont surtout des femmes qui travaillent dans ce secteur) sont dans des conditions de travail inhumaines, elles sont souvent exploitées par les propriétaires des fermes. Les salaires sont ridicules, les horaires impossibles, elles sont constamment exposées à des pesticides dangereux avec zéro normes de sécurité….Mais en plus, la production de fleurs cause un gaspillage d’eau important  et une pollution des sols qui contaminent la nappe phréatique et donc l’eau potable…Sans oublier le fait que ces fleurs nécessitent une énorme consommation d’énergie pour leur transport, les emballages à n’en plus finir. Bref, de quoi nous décourager pour acheter des fleurs. En passant, savez que depuis 2002, le 14 février, c’est aussi la journée des travailleuses en production de fleurs ? Une petite pensée pour ces femmes donc, en cette journée….Petite parenthèse, avez-vous vu le film « Maria, full of grace » ? (j’en profite pour introduire ce film qui emmène à d’autres enjeux sociaux mais au début, l’héroïne du film travaille dans une ferme productrice de fleurs…si vous ne l’avez jamais vu, courez le voir, c’est très bon même si c’est triste et très troublant à la fois).

 

Hum, hum….dans ce cas, quoi faire ? Si pour vous, la St-Valentin rime avec fleurs , il y a des labels qui garantissent une production de fleurs dans des conditions plus justes et le respect de la santé et l’environnement (Flower Label Program en Allemagne, Florverde en Colombie, Milieu Programma Sierteelt aux Pays-Bas, de Max Havelaar en Suisse, de Sierra Eco et Ecoflora au Canada, Organic Bouquet aux USA).

Mais bon, ces labels ne sont pas si facilement accessibles, ils ne sont pas disponibles partout et ils coûtent plus chers…dans ce cas, pourquoi ne pas offrir une plante vivante, produite localement, et qui en plus durera plus longtemps? Vous direz à votre chérie, si jamais elle boude que vous avez pensé à elle, mais qu’en plus, vous êtes sensible à la cause environnementale et l’équité sociale. Vous la ferez fondre à coup sûr !

Par Tontolo iainana - Publié dans : tontolontsika
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Mardi 21 novembre 2006

Je sens que mon post d’aujourd’hui risque de susciter la controverse mais j’ai jugé intéressant d’aborder le sujet, en tant que malgache, en bons carnivores que nous sommes. Mais aussi parce que les enjeux environnementaux reliés à l’agriculture me concernent personnellement.  

 

 

En effet, qui dit évènement spécial, festivité ou autre type de célébration à la malgache, la viande est toujours à l’honneur. La taille de l’animal abattu dépend de l’importance de l’évènement et du nombre d’invités :

 

-          un bœuf pour un famadihana (retournement des morts) auquel tout le village, les autres villages aussi, les connaissances, la famille élargie, les amis des amis sont conviés,

 

-          un cochon ou un mouton lors d’un mariage où la liste d’invités se limite aux proches et aux connaissances inévitables des deux côtés de la famille,

 

-          une volaille lors des fêtes familiales (fête nationale, noël, nouvel an…) ou pour les familles aisées, le dimanche après l’église.

 

 

Chez nous, une fête sans viande n’est pas une fête du tout. Tout ça pour dire que la consommation de viande est bien ancrée dans nos habitudes alimentaires. Mais comme la viande coûte chère,  dans la vie de tous les jours, les portions sont bien rationnées (en moyenne 250g de viande par repas pour une famille de 4 à 5 personnes). Qui n’a pas essayé d’arnaquer son petit frère (ou petite sœur) pour lui piquer sa part de viande ?  

 

 

Mais alors qu’arrive-t-il lorsqu’on atterrit dans un pays où la viande est abondante et à bon marché ? Et bien, on en mange, en grande quantité, tout heureux de pouvoir satisfaire enfin nos fantasmes de carnivores refoulés alors qu’on était au pays. Et on ne se pose pas de questions.

 

 

Hélas, cette abondance n’est pas sans prix et notre environnement en écope. L’agriculture industrielle et la production de viande en particulier est l’une des industries qui contribue le plus à la destruction des ressources naturelles. Et la plupart d’entre nous n’en est pas conscients.

 

 

Il est dit qu’un animal devra ingurgiter entre 3 et 10 kilo de protéines végétales pour fabriquer 1 kilo de protéines animales. Qu’un kilo de viande de bœuf entraîne une consommation de 15 m3d’eau, un kilo de viande d’agneau 10 m3 tandis qu’un kilo de céréales consomme entre 0,4 et 3 m3 d’eau. Les rejets issus de l’agriculture (purins, engrais, pesticides) engendrent la pollution de l’air et de l’eau.

 

Sans parler des autres enjeux comme l’utilisation des hormones de croissance, le clonage, la cruauté envers les animaux, la vache folle, le monopole de quelques géants sur le marché etc…

 

Mais alors, plus jamais de viande donc?

 

 

Je sais, pour les carnivores purs et durs, devenir végétarien n’est tout simplement pas une option. Mais comment faire dans ce cas pour ne pas infliger une affreuse torture à notre conscience à chaque bouchée ? manger de la viande biologique, encore mieux manger de la viande biologique qui provient des petites fermes pas très loin de chez vous et encourager ainsi l’économie locale, ou pourquoi pas avoir votre propre ferme (je sais, on n’a pas tous une cour comme chez nos grands-parents …). Je m’imagine très mal laisser courir mes poulets librement dans ma cour bien asphaltée, entre nos voitures et la poubelle….

 

 

Mais comme on dit, une image vaut mille mots, voici une vidéo très bien faite sur la production industrielle de viande. Je la trouve très marrante avec son histoire empruntée du célèbre « The matrix » et son héros prêt à tout pour sauver le monde…Il y a même des solutions proposées si vous voulez « consommer de la viande écologiquement correcte »

Par Tontolo iainana - Publié dans : tontolontsika
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Jeudi 16 novembre 2006

Je ne suis pas particulièrement fan de M. Di Caprio. A vrai dire, je le trouve moins viril et moins bon que certains acteurs, mais ça, c’est mon opinion personnelle et ça n’engage que moi !

 

Mais je n’ai pas écrit ce post pour débattre de la virilité ou de la performance de nos acteurs. C’est surtout pour dire que l’environnement, et particulièrement le réchauffement climatique est le sujet « hot » de l’heure (sans jeu de mots), et ce cher Di Caprio a fait un site dédié au sujet, qui mérite d’être mentionné. Il y a une vidéo sur ce site, assez élémentaire j’avoue, mais qui a le mérite d’utiliser des termes simples et compréhensibles par tous. Bref, l’outil de vulgarisation par excellence. Il a également fait une autre vidéo sur l’eau et combien cette ressource nous est précieuse. Je vous assure, ça vaut le coup d’œil, rien que pour entendre la belle voix de M. Di Caprio !

 

 

Par ici pour voir les vidéos 

 

 

Eh oui, d’autres vedettes ont mis leurs mains à la pâte et parlent d’environnement et du réchauffement climatique. Pour les voir, allez par ici . Avec tout ça, vous aurez de quoi ruminer pendant un certain temps…

 

 

Par Tontolo iainana - Publié dans : tontolontsika
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Vendredi 10 novembre 2006

On choisit de créer un blog et d’en choisir le nom pour diverses raisons: une cause qui nous tient à cœur, partager nos passions ou simplement nos pensées, l’envie de se faire entendre, de se défouler, pour gueuler ou pour tout un tas d’autres raisons personnelles. Dans mon cas, c’est un peu de tout ça.

 

Un jour, j’ai rencontré un personnage illustre, militant, artiste connu aussi bien à Madagascar qu’à l’international. C’est aussi un fervent défenseur de l’environnement. Il m’a fait penser au mot « Tontolontsika » car ce monde nous appartient à tous et c’est ensemble qu’on doit agir pour le protéger. Et nous sommes tous concernés d’une façon ou d’une autre par ce sujet, alors pourquoi pas un blog ? 

 

Voici donc un blog dans lequel on va parler environnement dans un sens très large. Pas juste de la biodiversité ou de la pollution. De tout.

 

 

Par Tontolo iainana - Publié dans : tontolontsika
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Vendredi 10 novembre 2006

Nanontany tena elaela ihany aho vao tapa-kevitra fa hatao amin’ny teny vahiny (frantsay na anglisy) ity takelaka ity. Satria mba tiako hozaraina amin’ireo olona marobe mety ho liana amin’ny resaka atao eto nefa tsy miteny Malagasy. Tsy atao resabe moa iny fa dia izay izany hoy ny fitenenana.

 

 

 

Par Tontolo iainana - Publié dans : tontolontsika
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